L’origine du « Collier Marseillais » ou « boulier marseillais » est intimement liée à l'histoire économique, culturelle et sociale de Marseille.
Au XVIIIe siècle, les partisanes (vendeuses sur les marchés à Marseille, de mère en fille) convertissaient le bénéfice de leur travail en boules d’or (creuses et de tailles variables) qu’elles portaient en permanence sur elles et qu’elles enfilaient en chute (les plus grosses boules vers le centre) sur un simple fil de lin.
Une forme d’épargne leur permettant d’ajouter ou de revendre des boules en fonction de leurs finances. On pouvait alors mesurer l’importance des économies réalisées à la longueur du collier et à la taille des boules.
Au XIXe siècle, les familles bourgeoises ont à leur tour adopté et adapté cette coutume. Trop fragile le fil de lin sera remplacé par un maillage en or. En portant ce collier, les Marseillaises se reconnaissaient en dehors de la ville.
À la naissance d’une fille, les parents ouvraient « une liste » chez leur bijoutier. Une première perle d’or était offerte, puis une autre à chaque anniversaire et événement important (communion, Noël...). Lorsqu’un nombre suffisant de perles était réuni, en général pour le seizième anniversaire, le bijoutier les assemblait.
À partir des années 1960, la tradition laissa progressivement place à l’achat d’un collier déjà tout assemblé.